Lippi égale un record de 31 matchs sans défaite à la tête de la Nazionale.
Nous somme arrivés avec un équipe plutôt expérimentée ce soir sur la pelouse d'Athènes. De Sanctis garde les buts et devant lui la charnière centrale Cannavaro-Chiellini est épaulée à droite par Bonera, à gauche par Grosso. Lippi ayant opté pour un 4-2-3-1au moins au coup d'envoi (parfois ce milieu a tendance à s'aplatir et donc à donner une formation type 4-3-3 avec Montolivo à gauche), le milieu est constitué de trois joueurs . De Rossi et Gattuso sont juste devant la défense tandis que Montolivo joue dans un rôle type trequartista. En attaque, Luca Toni titularisé en pointe est soutenu par deux joueurs : Camoranesi à gauche (alors qu'on aurait pu penser le voir à droite) et G. Rossi à droite.
Et d'entrée de jeu, nous semblons assez déterminés à aller de l'avant. Et le premier à s'illustrer est un Genna généreux encore ce soir. Le milieu de terrain du Milan AC s'essaie d'une frappe croisée au sol à l'entrée de la surface de réparation mais celle-ci est déviée en corner par Tzorvas, qui parait sur ses gardes. Nous jouons alors depuis une petite dizaine de minutes seulement. Puis, c'est Daniele qui s'illustre sur un coup franc mi-distance légèrement excentré côté gauche. Tout ce qu'il faut pour bien enrouler son ballon en direction de la lucarne opposée. Le geste du Romain est bon mais la balle peu puissante achève sa course dans les gants de Tzorvas qui ne tremble pas devant un Chiellini prêt à jaillir de la tête. Si nous semblons plutôt à l'aise en ce début de rencontre, c'est notamment parce que la Grèce est très prudente et se découvre peu, concédant la balle à son adversaire. Ont semblent alors limitée dans ses choix de construction offensive. Toni n'est lancé qu'une seule fois dans le dos de la défense grecque ; c'est à la 21ème minute de jeu mais le très vigilant Tzorvas avait anticipé. Toutefois, comme lors d'un certain Euro 2004 pas si lointain, la Grèce parait capable de faire preuve de beaucoup de réalisme. Après une frappe trop écrasée, non cadrée et donc sans danger de Karagounis, ce dernier est à la réception d'un centre, très excentré côté gauche, de Spiropoulos. Dans l'intervalle entre Cannavaro et Chiellini, l'avant-centre grecque parvient à croiser sa tête mais celle-ci l'est trop et termine en sortie de but. Suite à une faute sur Bonera, ont optient un coup franc à une petite trentaine de mètres des buts grecques, légèrement excentré côté droit. Daniele est aux commandes comme d'habitudes. Il enroule son ballon de telle manière à ce que Toni ou Chiellini au second poteau en coupe la trajectoire. Mais ceux-ci sont de peu trop courts et le ballon file en sortie. Luca Toni qui renait quelques peu en Bundesliga parait en meilleure condition que lors des précédentes rencontres et il le montre sur une petite échappée où, malgré le marquage de deux joueurs, enchaine dribble puis frappe, malheureusement trop timidement. La première période s'achève sur quelques combinaisons intéressantes dont une envoyant Bonera côté droit le long de la ligne de touche mais son centre est intercepté et met fin à un très joli mouvement, orchestré notamment par un Camoranesi toujours aussi intéressant et qui récupère en cours de première période son couloir droit. Les équipes regagnent les vestiaires sur score nul et vierge. Une première mi-temps plutôt soporifique, non pas dépourvu d'engagement mais d'une certaine prise de risque, ce qui contraint fortement le jeu.
Au retour des vestiaires, Lippi procède aux premiers changements. Chiellini sort, il est remplacé par sa co-charnière de la Juve, Nicola Legrottaglie qui revient dans le groupe. C'est également un Montolivo décevant car bien en deçà de son meilleur niveau, tant dans les tâches défensives qu'offensives, qui rejoint le banc. Mais Pepe ne va pas remplacer Montolivo poste pour poste. En effet, Lippi met en place en 4-4-2 et Pepe n'est autre que l'ailier gauche de cette formation, sans doute en a-t-il plus le profil que le joueur de la Viola. De l'autre coté, à droite, Camo joue strictement comme à la Juve, tandis que la paire Genna (à droite)-De Rossi (à gauche) constitue le milieu défensif, un milieu défensif costaud. Et devant, le module s'adapte à Rossi qui est alors en soutient de Toni.
Dans le jeu de cette seconde période, après une frappe du gauche de Toni captée, ce sont les locaux qui vont enflammer quelque peu le match. Tout débute par un Genna qui perd son duel physique et qui se retrouve au sol, pensant obtenir la faute. Mais Monsieur Webb ne bronche pas. Tziolis récupère donc le ballon plein axe aux 25 mètres. Il glisse alors le ballon dans la profondeur, entre les jambes de Legrottaglie venu au duel et anticipant la frappe. La balle est récupérée par Gekas parti dans le dos de Cannavaro et en en avance sur Bonera, au marquage assez large, qui ne peut empecher sa frappe de finir au fond des filets après n'avoir été qu'éffleuré par les gants de De Sanctis. Le score est de un but à zéro pour les Grecques qui essayeront même d'étouffer le match dans la foulée en maintenant une petite pression. Pas de panique sur le ferry italien mais la volonté certaine de réagir ... et vite. Neuvième minute de jeu dans cette période. Encore un coup franc de la trentaine de mètre passée et légèrement excentré côté droit. Daniele se charge de le tirer. Il l'enroule en direction du second poteau, de manière analogue à celui de la première période. Sauf que cette fois-ci, Toni est complètement oublié par la défense grecque qui le laisse ajuster et croiser sa tête à tout juste quelques six mètres de leurs buts. Un relachement, une erreur, qui se paie cash. Luca Toni égalise, et la machine est relancée. L'attaquant du Bayern se met une nouvelle fois en évidence lorsqu'il sert d'appui dans la surface à Camoranesi, lequel se retrouve dans une situation idéale pour frapper.
Malheureusement sa balle s'envole au dessus de la barre transversale. Il y a plus de dynamisme dans cette équipe depuis quelques minutes. Et Lippi accentue la chose en effectuant de nouveaux changements. Trois pour être exacte : Gilardino pour Toni, Maggio pour Camo et Gamberini pour Canna. Le Napolitain glisse alors le brassard à Genna avant de sortir. Et peu après, Lippi effectue un autre changement, le sixième ! C'est Iaquinta qui remplace Rossi, qui été l'homme sous surveillance ce soir mais qui n'a pas brillé comme on l'aurait souhaitait, une situation fréquente. Rien d'alarmant ! Dans le dernier quart d'heure, les occasions ne sont pas très nombreuses malgré quelques tentatives de combianaison entre Gilardino et Iaquinta, le suppléent en pointe. Grèce et Italie cloent leur neuvième confrontation sur ce score nul.